Une agriculture sans néonicotinoïdes : c’est possible !

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19 avril 2013 inglese 18x12 spagnola 18x12 italiana 18x12

logo bee friendly farmingAujourd’hui est-il possible de se passer des néonicotinoïdes en agriculture ? Notre site vous apporte les réponses nécessaires. Il reprend les informations très fructueuses et innovantes de la conférence "Une agriculture respectueuse des pollinisateurs est possible", organisée au Parlement Européen en mars. Vous y trouverez les photos de la conférence ainsi que les présentations des intervenants. Une liste d’exemples qui recueille des informations sur les alternatives aux pesticides vient aussi de démarrer.

Les messages clés de la conférence sont repris ci-dessous.



Doit-­on vraiment continuer à utiliser les néonicotinoïdes?

L’utilisation des néonicotinoïdes est souvent injustifiée. En effet, ces insecticides sont couramment utilisés en tant que traitements préventifs. Cela signifie que les néonicotinoïdes luttent le plus souvent contre des insectes qui ne sont pas présents. De plus quand il y a lieu de traiter car il y a présence de ravageurs, ces derniers causent le plus souvent de faibles incidences en termes de pertes économiques et de pertes de productions (par exemple pour le maïs).

Les néonicotinoïdes sont dangereux. L’imidaclopride, le thiaméthoxame et la chlothianidine présentent un risque élevé pour les abeilles et l’environnement. Cela signifie que ces produits ne sont pas conformes à la législation européenne sur les pesticices1. Ces risques ont été identifiés par l’EFSA2 basé sur de publications scientifiques solides et indépendantes. Tenant en compte cet avis, la proposition de la Commission pour la suspension temporaire de certaines applications de néonicotinoïdes va dans le bon sens. La proposition pourrait être même bien plus forte avec une suspension totale de ces produits et pour une plus longue période que deux ans.

Les pertes de production et d’emploi annoncées ne se basent pas sur la réalité et sont voués à susciter la peur chez les décideurs politiques. L’industrie phytopharmaceutique a annoncé des pertes de 17 milliards d’euros en cinq ans et de 50000 emplois si les néonicotinoïdes étaient retirés du marché. Ces données ne sont cependant pas validées scientifiquement. De plus, l’industrie omet de mentionner que en Europe la valeur des pollinisateurs pour la production alimentaire, seulement en terme de pollinisation est de 27 milliards d’euros3,4 par an en termes de services de production alimentaire.
 
convegno agricoltura amica impollinatori a bruxellesExiste-­t-il des solutions alternatives ?
 
• De simples techniques culturales permettent d’éviter l’usage des néonicotinoïdes et de garder les mêmes niveaux de production. La rotation de cultures, l’association de variétés de plantes, la stimulation d’insectes auxiliaires ont fait leurs preuves. Si ces pratiques agricoles ne peuvent pas être mises en place ou si l’utilisation des pesticides est justifiée, alors la lutte biologique (apport de prédateurs naturels) est une solution.

• La lutte biologique (telle que l’utilisation des nématodes) est actuellement plus coûteuse que l’utilisation des pesticides car l’usage massif des néonicotinoïdes bloque le marché et empêche les économies d’échelles pour les producteurs d’alternatives.
 

 

Comment assurer un meilleur avenir ?
 
De manière générale, les pesticides cachent les vrais problèmes que sont la mauvaise santé de l’agro‐écosystème et les mauvaises pratiques agricoles. Il est nécessaire de :

• Rétablir des synergies entre le sol, les plantes et les animaux au cœur de la formation des agriculteurs, des techniciens agricoles et des chercheurs.

• Relier des chercheurs, des agriculteurs et des entreprises, qui ont mis en place de nombreuses initiatives soutenables et qui démontrent la réussite de systèmes agricoles sans pesticides, rentables et qui produisent en suffisance.

20130322 convegno agricoltura amica impollinatori bxlLiens vers les présentations des intervenants:

Louis Hautier  (1,3 MB)
Lorenzo Furlan  (10 MB)
Merijn Bos  (6 MB)
Ralf-Udo Ehlers (8 MB)
Francesco Panella  (3,7 MB)
André Grevisse 
 
Lien vers l'article original en anglais
Lien vers le pdf en français
 
 
Si vous souhaitez nous faire parvenir des liens internet, des documents, des témoignages d’initiatives personnelles d’une agriculture sans néonicotinoïdes, contactez  info@bee-­life.eu !

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* 1 Regulation (EC) 1107/2009 of the European Parliament and of the Council of 21 October 2009 concerning the placing of plant protection products on the market and repealing Council Directives 79/117/EEC and 91/414/EEC
* 2 Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment for bees for the active substance clothianidin, imidacloprid, thiamethoxam -­ EFSA (2013)
* 3 Lautenbach S, Seppelt R, et al. (2012). Spatial and temporal trends of global pollination benefit. PLoS ONE 7 (4): e35954.
* 4 Gallai N. Salles JM, Settele J, Vaissière B. (2009). Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline. Ecological Economics 68, 810–821

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Organisateurs :

- Bart Staes Greens/EFA MEP et la Campagne Give bees a chance
- PAN Europe
- Coordination Apicole Européenne

Partenaires :

Pajottenlander – Slow Food – Slow Food Karikol – L’Heureux Nouveau

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Pour plus d’infos, contacter :
Francesco Panella, porte-­parole pour la Coordination Apicole Européenne. Tel: +32 10 47 16 34, info@bee‐life.eu -­ www.bee‐life.eu

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